Les quotas des instituts de formations viennent de connaitre une sensible augmentation (lien avec le JO).
Ainsi à la rentrée de Septembre ce sont presque 2300 étudiants qui intègreront un IFMK français.
Cette augmentation significative certes, en définitive ne change rien aux véritables problématiques.
Aujourd’hui il y a un nombre quasi équivalent de masseurs-kinésithérapeutes détenteurs d’un diplôme obtenu dans un autre pays de l’union européenne qui s’installent.
Certains de ces diplômés sont mieux formés et de ce fait se situent à un niveau technique supérieur créant ainsi un décalage voire une concurrence faussée.
Du fait de ratios surréalistes, les étudiants ne sont souvent pas originaires de la région où ils étudient, et, une fois leur diplôme obtenu la plupart du temps, soit ils retournent dans leur territoire d’origine, soit ils gagnent des destinations à forte attractivité.
Les disparités de tous ordres existant sur notre sol font qu’inévitablement certaines parcelles de notre territoire sont moins « convoitées ».
Les études souvent payantes et à un niveau prohibitif créent une sélection qui n’a rien de démocratique.
De vraies mesures à mettre en place.
Objectif Kiné préconise depuis de nombreuses années :
- Une augmentation du niveau d’étude dans la formation initiale afin de nous situer à un niveau Master. Mieux formés, avec un niveau équivalent, voire parfois supérieur à nos homologues européens, nos professionnels seront mieux armés pour faire face aux enjeux de demain.
- Une démocratisation par une intégration totale à l’Université.
- Une incitation financière sous condition visant à favoriser l’implantation mais également le maintien de l’activité dans les endroits aujourd’hui délaissés.
- Une régionalisation avec une participation des Conseils régionaux avec l’obligation contractuelle de sédentarisation pendant une période post universitaire.
Arrêtons de brasser de l’air, orientons-nous vers des solutions sérieuses et efficaces pour notre avenir !