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CONFÉDÉRATION NATIONALE DES MASSEURS KINÉSITHÉRAPEUTES LIBÉRAUX

Objectif Kiné

membre fondateur de

L'UNION


News du 15 -02-10

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L’UNOCAM a osé :

DES REFERENTIELS POUR LES PATHOLOGIES FREQUENTES LIEES

AU VIEILLISSEMENT, MAIS AUSSI A L’AGE DU PATIENT.


Lors de son Conseil du 03 février 2010, l’UNOCAM (Union Nationale des Organismes d’Assurance Maladie Complémentaire) résume la démarche de l’UNCAM (Union nationale des Caisses d’Assurance Maladie) sur les référentiels de masso-kinésithérapie à trois mots : « gestion du risque » et se félicite à l’unanimité de cette démarche.

Les complémentaire ne sont pas des organismes à but non lucratif, il n’est pas difficile de savoir quel sens est donné au mot « gestion ».


Nous savons tous avec quelle perversité et dans quel but les questions ont été posées à la HAS, les administrateurs-gestionnaires de l’UNOCAM le savent aussi et pourtant ils vont plus loin dans leur raisonnement comptable : ils suggèrent des référentiels sur les rachialgies (nous ne sommes pas étonnés) et les pathologies fréquentes liées au vieillissement.


Mais ces gestionnaires veulent enrichir ces référentiels par des références supplémentaires telles que (je cite) :

  1. « le nombre de jours maximum et/ou minimum après une opération chirurgicale pour entamer le traitement de rééducation. » A leurs yeux aveuglément calculateurs les chirurgiens sont incompétents en la matière, j’aimerais savoir ce que ces derniers en pensent.
  2. « l’âge du patient (au regard des pathologies, l’âge du patient influe sur l’évolution de la rééducation) »
    Dans un élan sans retenue humaniste, l’UNOCAM se dévoile, l’âge du patient avançant, les risques augmentent, il faut serrer la gestion : au-delà d’un certain âge PAS DE REEDUCATION. Dans les réunions auxquelles j’ai participé avec  le Conseil Général, la volonté politique est de maintenir les personnes âgées à domicile ce qui implique des dépenses en conséquence, les politiques en sont conscients et recherchent des finances supplémentaires. L’UNOCAM, elle, réduit les dépenses en supprimant les soins à partir d’un certain âge. Mais la « non-traitance » des personnes âgées n’est-elle pas une sorte de maltraitance ?
    Les établissements de soins pour personnes âgées (EHPAD) qui reçoivent une dotation annuelle pour les dépenses maladie ont aussi des soucis à ce faire pour leurs résidents.
  3. « le nombre maximal et/ou minimal de séances par semaines. »
    Cette fois les prescripteurs qui indiquent ce nombre ou nous selon le cas sont déclarés incompétents.

 

L’UNOCAM veut participer, comme le lui autorise la loi, aux discussions conventionnelles avec les masseurs-kinésithérapeutes. Au moins, grâce à cette délibération de son Conseil, connaissons-nous son côté noir. Il faut plus que jamais épauler nos représentants syndicaux qui vont avoir en face d’eux un ennemi de plus. Il faut aussi alerter nos patients, nos maisons de retraite, nos politiques en placardant, en envoyant par courrier la délibération de l’UNOCAM et mon analyse, qui n’engage que moi, si vous la trouvez pertinente.


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                                                                       Christian BARON
                                                                       Administrateur d’Objectif Kiné

PS. / Vous remarquerez que les mots en gras et italique sont du langage gestionnaire.


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