Conventionnement sélectif, surcharges administratives supplémentaires, référentiels économiques tel sera demain le quotidien du Masseur-Kinésithérapeute.
Interdiction d’exercer près de sa famille, paperasses justificatives à foison, prise en charge de nos soins liée à un remboursement forfaitisé, feuilles de soins papier payantes, voilà l’avenir que nous promet L’UNCAM (Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie).
Des Masseurs-Kinésithérapeutes malléables et corvéables à merci sous prétexte de ……. Sans aucun prétexte, en effet :
- Les dépenses pour les soins de kinésithérapie sont en baisse pour la deuxième année consécutive.
- Les honoraires des Masseurs-Kinésithérapeutes sont ridiculement sous évalués.
- Résultat de la dernière étude démographique de L’UNCAM : les zones sur-dotées, (gabegie à l’origine du dossier des référentiels) ne représenteraient que 11% des bassins de vie, soit 1000 Masseurs-Kinésithérapeutes.
Alors que demain on promet 1 € supplémentaire aux médecins, tout un chacun n’aura pas oublié que la lettre clef des Kinésithérapeutes reste inchangée depuis le siècle dernier (1999). Des charges en augmentation permanente, un coût de la vie en croissance perpétuelle, et des séances figées à 15,30 € depuis une décennie.
Des dossiers pertinents comme la possibilité de pratiquer deux actes le même jour avec deux prescriptions distinctes pour des pathologies différentes, bloqués depuis trois ans. Les recours devant la justice penchent pourtant systématiquement en faveur des professionnels. Ceux de « la prévention » générateurs d’économies sont jetés aux oubliettes.
L’UNION s’évertue depuis des mois à faire entendre à l’UNCAM que le Kinésithérapeute est un acteur de santé à valeur ajoutée. A ce titre, il mérite le respect pour son implication au quotidien dans le maintien en bonne santé de la population Française.
L’UNION, premier syndicat combatif, faute d’avoir été entendue et soucieuse de l’avenir de la profession, pourrait inviter les Masseurs-Kinésithérapeutes à entrer en résistance dans les jours qui viennent.
En attendant, nous invitons nos confrères à boycotter la visite des DAM (Délégués de l’Assurance Maladie). Nous mettons également l'UNCAM en demeure de prendre position par rapport à l'avis donné par l'UNOCAM sur les référentiels.
L’UNION, sortie plus forte de son congrès de Strasbourg, ne permettra jamais l’asservissement des confrères libéraux.
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