Chères consoeurs, chers confrères,

 

Un de nos adhérents s'est donné la peine de rédiger un argumentaire de base à l'usage de ceux qui ont reçu la lettre de leur CPAM leur informant "qu'il sont au dessus des quotas"

En réponse au courrier des Caisses, et en fonction de votre cas particulier, vous pouvez dire: 

1)      je n’ai pas effectué plus de soins qu’en 2000, mais les cotations ont été augmentées (nouvelle NGAP) ce qui fait qu’au même nombre d’actes on peut être « efficient » ou pas, ce que, vous en conviendrez, n’est pas logique.

2)      je n’ai pas été prévenu, à la fin du 1er semestre, comme prévu dans la Convention (article 13), que je risquais de dépasser le chiffre fatidique.

3)      je n’ai pas été informé que, comme prévu dans la Convention (Article 12), la CSPD  s’est réunie au moins 2 fois dans l’année pour examiner le suivi des dépenses.

4)       j’ai été obligé, pour respecter le seuil d’efficience de la Convention, de refuser de soigner de nombreux malades. Ce qui est contraire à la Convention (Article 2, §1 : « Les assurés et leurs ayants droits ont le libre choix entre tous les masseurs kinésithérapeutes légalement autorisés à exercer en France et placés sous le régime de la présente Convention »).

5)      je n’ai pas trouvé d’assistant pour remplacer celui qui m’a quitté en 2001, ou pour éponger mon surplus de travail, ou de remplaçant pour mon associé indisponible..

6)      je n’ai pas trouvé dans votre courrier « les voies de recours qui me sont offertes » comme le mentionne la Convention.

7)      je ne m’explique pas le nombre élevé d’AMK ou d’AMC qui apparaissent sur mon SNIR

8)      mon exercice est « particulier » ( isolement face à une forte demande, "techniques particulières" ou "matériel spécialisé" qui vous amènent des patients éloignés), et donc se doit d’être examiné : Article 11, §4 de la Convention.

9)      Je prouve (copie imprimée) que les statistiques de mon logiciel montrent que je suis "sous les quotas", et que j’ai adressé une lettre (copie) à mon fournisseur lui disant qu'il m’a mis en mauvaise posture,

10)  Je vous informe que par rapport au SNIR 2000, il y a forcément un décalage entre les actes 2000 et 2001, (en 2000 j’étais en "dessous"), la moyenne 2000/2001 est en dessous des quotas,. Il faut tenir compte des remboursements 1/3 payant "décalés": les AT des administrations payés à 2, 3 ou 6 mois......... donc en 2001 au lieu de 2000,

11)  contrairement à ce que vous affirmez, le seuil pour l’année 2001 n’est pas de 45 000 coefficients d’actes, mais, conformément au texte de l'avenant du 4 octobre 2000 (JO du 5 octobre 2000) : article 14 bis paragraphe 4 de la convention, « en cas d'activité 1999 supérieure à 45 000 coefficients, le seuil pour l'année 2001 est de 46 300 ».

12)  les Caisses parlent d’actes « remboursés » ce qui n’est pas une façon réelle de juger une activité (actes effectués)! Vous écrivez : « il résulte des données relatives à l’activité que vous avez exercée en 2001 que le total des coefficients d’actes remboursés au cours de cet exercice s’élève à …… coefficients ». Vous conviendrez que les actes remboursés ne sont pas forcement des actes effectués en 2001. Cela ne peut donc servir de base pour juger mon « seuil d’efficience » : autrement dit « mon activité compatible avec une distribution de soins de qualité ».  

En conséquence, je demande à votre « Service Relations avec les Professions de Santé » de me faire parvenir le détail de mon SNIR 2001 (puisque c’est à partir de lui qu’est effectué le calcul du reversement (§2 de la Convention), de façon à pouvoir étudier les actes ayant été remboursés en 2001. Je demande également à être entendu par la CSPD (Article 14 de la Convention : « dans les 15 jours suivant la réception de son relevé annuel, le professionnel peut être entendu sur sa demande, par la CSPD »).

Nous espérons que cet argumentaire vous aura servi, ou servira à d'autres...

 

L'équipe d' Objectif Kiné sera toujours là pour vous informer.

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